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04/09/2011

De nouvelles arènes sont inaugurées

Les archives du Club taurin Lou Ferri rappellent qu'en 1960, les arènes actuelles sont inaugurées. Finies les courses artisanales avec les charrettes sur la place du village ou sur le plan de la cave coopérative. Au nom de la sécurité et du confort, les arènes sont construites selon les normes de l’époque. Mais il n’y a pas d’escaliers d’accès, pas de main courante, pas de présidence, pas de loge municipale, un toril toujours en bois, un pourtour certes en planches mais pas trop solide, pas d’éclairage fixe. Tout cela sera aménagé au fil des années.

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En 1981, Saint-Christol accueille le congrès de la Fédération française de course camarguaise et Maurice Escala, le maçon du village, construit un toril en béton. Au début des années 2000, la Fédération exige la mise en conformité des arènes. Les escaliers sont sécurisés et le premier rang des places assises est supprimé et remplacé par des planches blanches pour éviter que les spectateurs aient les jambes pendantes côté piste. Cette obligation de mise en sécurité des arènes a été réalisée par les bénévoles du Club taurin Lou Ferri et les artisans du village.

27/08/2011

Quand Bisco devint San-Christolen

Les archives du Club taurin Lou Ferri rappelle qu’en 1933, nait dans la manade dirigée alors par Granon, un veau mâle à l’armure légèrement irrégulière, d’où son nom « Bisco ». Il court à Saint-Christol et fait une course si remarquable qu’à la demande des gens du village il sera rebaptisé « San-Christolen » par le manadier. Le mois suivant, il est à l’affiche de Mauguio pour la fête, mais préférant la liberté, le jeune biou s’échappe des arènes et reste plusieurs mois dans les marais, essuyant au passage quelques coups de fusil des chasseurs.

Retrouvé par son propriétaire, il est à l’affiche des grandes compétitions, la palme d’or à Beaucaire et trois fois à la cocarde d’or en Arles en 1942, 1943 et 1945. Il reviendra à Saint-Christol sur le plan de la cave coopérative en 1946. Le raseteur Charles Fidani dira de San-Christolen qu’il était l’un des cocardiers les plus criminels qu’il ait eu à affronter. Il mourra tristement comme taureau à la corde l’année suivante à Aigues-Vives.

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Son souvenir reste vivace dans la mémoire des aficionados du village au point que le frontal de San-Christolen soit toujours exposé au Café de l’univers, siège du Club taurin Lou Ferri.

26/08/2011

Un taureau mis à mort dans le village

A l’occasion du 90e anniversaire du Club taurin Lou Ferri, nous allons retracer à travers une série d’articles, les évènements, les personnages, les taureaux qui ont marqué la vie du Club depuis sa création en 1921. Mais auparavant, remontons quelques années en arrière, aux alentours de l’année 1898. Cette année-là, les organisateurs de la fête locale décidèrent, pour clôturer les réjouissances, de mettre à mort le taureau qui avait couru dans les rues du village. Un article de presse datant de 1948 nous raconte cet évènement avec délectation et humour.

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En voici un résumé.

« Voici donc arrivé le grand jour, rutilant de soleil, bruissant d’une foule avide de voir et de jouir d’un spectacle nouveau. On amène le taureau. Belle bête, bien encornée, aux jambes nerveuses mais un peu fatiguées. Le toréador habillé de pied en cap, l’air souriant arrive à son tour et salue la foule qui l’acclame. On lui remet l’épée, une arme magnifique trouvée chez le ferblantier et qui a dû servir à quelques grognards de Bonaparte. Quelques passes au chiffon rouge et le dénouement approche. Le taureau n’a pas bougé. Le matador cligne de l’œil gauche et pointe son épée, mais il est trop loin. Il approche de quatre pas, cligne de l’œil droit, et lance son épée qui rencontre la corne gauche et se plie en deux. Le taureau n’a pas bougé. Le matador, un peu dépité, suant à grosses gouttes, demande une épée massue pour abattre le fauve. Il retrousse ses manches, serre son arme des deux mains, fait un bon en avant et Pan ! en plein dans le front. Le coup est fatal. La bête s’écroule, le matador tombe d’émotion, le public en délire applaudit à tout rompre ».