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17/08/2011

"Ses yeux comme des miroirs" d' Angelique Isselin

Si vous cherche de la lecture hors des sentiers battus et des ecrivains locaux habituels de notre region, ce roman mérite votre attention.

"Ses yeux comme de miroirs" d' Angélique Isselin aux editions bout de ficelle. ses yeux comme des miroirs.jpg                                                                                           

Jenny, jeune américaine de 17 ans, vient de perdre l’être qu’elle a le plus aimé de toute son existence. Sa grand-mère s'est éteinte avant même qu'elle ait pu accomplir sa mission envers elle : lui lire les «Lettres de mon moulin» en français.
Pour surmonter l’épreuve de cette disparition, Jenny décide de partir en France pour mener à bien sa mission au-delà du chagrin et de la mort.
C’est au cœur de Fontvieille qu’elle va découvrir les traditions locales et les splendeurs qu’offre la Provence à ses visiteurs.
Au milieu d’une arène, elle va apercevoir Julian pour la première fois.
Course camarguaise, raseteur, cocarde, autant de mots qu’elle n’aurait jamais entendus prononcer si elle ne s’était éprise du beau jeune homme au premier regard…


16/08/2011

La naissance du Club taurin Lou Ferri

Suite des publications de Jean Pierre Gorce sur Midilibre.

Le premier novembre 1921, quelques mordus se regroupent au sein d’un Club taurin qu’ils baptisent Lou Ferri du nom provençal de l’outil de travail du gardian. Le siège social est au local Gavanon, actuellement Café de l’univers. Les membres, ils sont trente huit en 1921, se réunissent tous les mois et payent leur cotisation d’un franc par mois. Le premier président est Paul Gantier entouré de Jean et Louis Grimaud, Edmond Gal, Gaston Guérin et Antonin Canclaud. Les statuts prévoient « le maintien, la défense et la rénovation des courses provençales, dites courses libres, et des courses espagnoles ».

La course provençale consiste à organiser une course de vaches le mardi et une course de taureaux le jeudi. La grande course de la fête est organisée le jeudi jusqu’en 1970 où la date est fixée au mercredi pour éviter la concurrence du concours de manades de Marsillargues, entièrement gratuit à cette époque. Les courses ont lieu dans un plan de charrettes installé chemin de Sommières sur une aire appartenant à la famille Montel au niveau du numéro 300 de l’actuel chemin des Cigales. La partie course espagnole consiste à acheter des places de corrida aux arènes de Nîmes, Arles et Béziers et qui sont tirées au sort entre les sociétaires. Cette tradition durera jusqu’en 1954.

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12/08/2011

Louis Gros : portrait d’un passionné

A l’occasion du 90e anniversaire du Club taurin Lou Ferri, Midi Libre va publier une série d’articles dans cette rubrique dédiée à Saint-Christol. Nous retracerons les moments forts de cette société depuis sa création en 1921 par Paul Gantier jusqu’à aujourd’hui grâce aux documents et photos confiés par les trois derniers présidents, Jean-Louis Gros, Michel Galibert et Elian Bergeon. Commençons par une évocation de Louis Gros dont le 37e Trophée sera décerné ce mercredi de la fête votive dans les arènes qui portent son nom. Louis Gros était né le 30 juin 1912 de Joseph Gros, originaire du plateau du Larzac, et de Maria Bergé. Il va à l’école de Saint-Christol puis poursuit ses études qui le mèneront au bac et à la faculté de droit de Montpellier. Il se marie avec Paule en 1941 qui lui donnera trois enfants, Jean-Louis, Dominique et Brigitte. Avec cinq ouvriers et deux chevaux, il gère les vignes de l’exploitation familiale.

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Louis Gros est passionné par les taureaux et la bouvine et se lie d’amitié profonde avec Jean Lafont, alors manadier de la devise rouge et verte à laquelle le Club taurin Lou Ferri reste attaché encore aujourd’hui. Tous deux organisent les courses à Saint-Christol, Jean Lafont amenant les taureaux et Louis Gros, les raseteurs. Avec un sens du contact très développé et rendant volontiers service, cet épicurien a su créer autour de lui un réseau d’amis dont certains sont restés célèbres comme le clown Zavatta ou Lucien Jeunesse, alors animateur du jeu des 1000 francs, qu’il fit venir à Saint-Christol. Portant toujours des chemises à fleurs, un chapeau de paille en été, un chapeau de feutre en hiver, roulant en Traction puis en 2 CV, Louis Gros fut aussi le représentant bénévole de la société Pernod dans le village, président du Comité local de libération avec fonction de maire en 1945, président du Football Club de 1946 à 1948 et président du Club taurin en 1949. Il décéda en 1974 et fut accompagné par tout le village jusqu’à sa dernière demeure sous des amoncellements de fleurs en hommage à cette personnalité hors normes.

Textes : Jean Pierre Gorce Midi Libre Saint Christol