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04/09/2011

De nouvelles arènes sont inaugurées

Les archives du Club taurin Lou Ferri rappellent qu'en 1960, les arènes actuelles sont inaugurées. Finies les courses artisanales avec les charrettes sur la place du village ou sur le plan de la cave coopérative. Au nom de la sécurité et du confort, les arènes sont construites selon les normes de l’époque. Mais il n’y a pas d’escaliers d’accès, pas de main courante, pas de présidence, pas de loge municipale, un toril toujours en bois, un pourtour certes en planches mais pas trop solide, pas d’éclairage fixe. Tout cela sera aménagé au fil des années.

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En 1981, Saint-Christol accueille le congrès de la Fédération française de course camarguaise et Maurice Escala, le maçon du village, construit un toril en béton. Au début des années 2000, la Fédération exige la mise en conformité des arènes. Les escaliers sont sécurisés et le premier rang des places assises est supprimé et remplacé par des planches blanches pour éviter que les spectateurs aient les jambes pendantes côté piste. Cette obligation de mise en sécurité des arènes a été réalisée par les bénévoles du Club taurin Lou Ferri et les artisans du village.

31/08/2011

Raymond Castans fidèle au CT Lou Ferri de Saint Christol

Jean Pierre Gorce retrace l'histoire du CT Lou Ferri de Saint Christol en plusieurs articles pour se souvenir de 90 années d histoire :

Nous sommes en 1995, le mercredi de la fête votive. Benoit, treize ans, sonne la charge à la trompette. Au micro, le speaker commence à égrener son chapelet de primes à dix francs : « dix francs de plus de la part du parisien d’Aubais qui doit se faire greffer la langue » (celui-là doit parler un peu trop pointu), « dix francs de plus du petit-fils de Joséphine », et soudain « dix francs de plus de Raymond Castans, écrivain ». Le Raymond est revenu au pays. On lève les yeux vers la tribune, Raymond Castans est assis à côté de Robert Conge, à l’époque maire du village, son ami, son frère quasiment. Raymond a été pratiquement élevé par la grand-mère de Robert, la bonne Marie Coudeyre qui savait si bien préparer les confitures.

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Un journaliste lui demande ce qu’il ressent de venir régulièrement à Saint-Christol pour assister à la course : « Passé un temps je suivais les corridas à Nîmes, j’aimais l’atmosphère des arènes. La Bouvino c’est autre chose, c’est la fête populaire. Je ne suis pas surpris par la passion qui s’empare des gens d’ici pour les taureaux de Camargue. Je partage un peu cette sorte d’adoration païenne, oui c’est le mot, païenne. Un taureau, moi je le trouve beau, noble comme un grand chêne ». En piste, Romulus surprend le petit Garrido à deux mètres de la planche. On croit qu’il va l’embrocher. Mais non, il penche la tête sur le côté et la corne vient forcer sur le flan du raseteur qui se trouve catapulté illico sur le sable du couloir. Raymond Castans applaudit à l’unisson, autant d’émotion que de soulagement : « Ces jeunes, quel courage et quel mérite ! ».

27/08/2011

Quand Bisco devint San-Christolen

Les archives du Club taurin Lou Ferri rappelle qu’en 1933, nait dans la manade dirigée alors par Granon, un veau mâle à l’armure légèrement irrégulière, d’où son nom « Bisco ». Il court à Saint-Christol et fait une course si remarquable qu’à la demande des gens du village il sera rebaptisé « San-Christolen » par le manadier. Le mois suivant, il est à l’affiche de Mauguio pour la fête, mais préférant la liberté, le jeune biou s’échappe des arènes et reste plusieurs mois dans les marais, essuyant au passage quelques coups de fusil des chasseurs.

Retrouvé par son propriétaire, il est à l’affiche des grandes compétitions, la palme d’or à Beaucaire et trois fois à la cocarde d’or en Arles en 1942, 1943 et 1945. Il reviendra à Saint-Christol sur le plan de la cave coopérative en 1946. Le raseteur Charles Fidani dira de San-Christolen qu’il était l’un des cocardiers les plus criminels qu’il ait eu à affronter. Il mourra tristement comme taureau à la corde l’année suivante à Aigues-Vives.

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Son souvenir reste vivace dans la mémoire des aficionados du village au point que le frontal de San-Christolen soit toujours exposé au Café de l’univers, siège du Club taurin Lou Ferri.