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26/08/2011

Un taureau mis à mort dans le village

A l’occasion du 90e anniversaire du Club taurin Lou Ferri, nous allons retracer à travers une série d’articles, les évènements, les personnages, les taureaux qui ont marqué la vie du Club depuis sa création en 1921. Mais auparavant, remontons quelques années en arrière, aux alentours de l’année 1898. Cette année-là, les organisateurs de la fête locale décidèrent, pour clôturer les réjouissances, de mettre à mort le taureau qui avait couru dans les rues du village. Un article de presse datant de 1948 nous raconte cet évènement avec délectation et humour.

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En voici un résumé.

« Voici donc arrivé le grand jour, rutilant de soleil, bruissant d’une foule avide de voir et de jouir d’un spectacle nouveau. On amène le taureau. Belle bête, bien encornée, aux jambes nerveuses mais un peu fatiguées. Le toréador habillé de pied en cap, l’air souriant arrive à son tour et salue la foule qui l’acclame. On lui remet l’épée, une arme magnifique trouvée chez le ferblantier et qui a dû servir à quelques grognards de Bonaparte. Quelques passes au chiffon rouge et le dénouement approche. Le taureau n’a pas bougé. Le matador cligne de l’œil gauche et pointe son épée, mais il est trop loin. Il approche de quatre pas, cligne de l’œil droit, et lance son épée qui rencontre la corne gauche et se plie en deux. Le taureau n’a pas bougé. Le matador, un peu dépité, suant à grosses gouttes, demande une épée massue pour abattre le fauve. Il retrousse ses manches, serre son arme des deux mains, fait un bon en avant et Pan ! en plein dans le front. Le coup est fatal. La bête s’écroule, le matador tombe d’émotion, le public en délire applaudit à tout rompre ». 

17/08/2011

"Ses yeux comme des miroirs" d' Angelique Isselin

Si vous cherche de la lecture hors des sentiers battus et des ecrivains locaux habituels de notre region, ce roman mérite votre attention.

"Ses yeux comme de miroirs" d' Angélique Isselin aux editions bout de ficelle. ses yeux comme des miroirs.jpg                                                                                           

Jenny, jeune américaine de 17 ans, vient de perdre l’être qu’elle a le plus aimé de toute son existence. Sa grand-mère s'est éteinte avant même qu'elle ait pu accomplir sa mission envers elle : lui lire les «Lettres de mon moulin» en français.
Pour surmonter l’épreuve de cette disparition, Jenny décide de partir en France pour mener à bien sa mission au-delà du chagrin et de la mort.
C’est au cœur de Fontvieille qu’elle va découvrir les traditions locales et les splendeurs qu’offre la Provence à ses visiteurs.
Au milieu d’une arène, elle va apercevoir Julian pour la première fois.
Course camarguaise, raseteur, cocarde, autant de mots qu’elle n’aurait jamais entendus prononcer si elle ne s’était éprise du beau jeune homme au premier regard…


16/08/2011

La naissance du Club taurin Lou Ferri

Suite des publications de Jean Pierre Gorce sur Midilibre.

Le premier novembre 1921, quelques mordus se regroupent au sein d’un Club taurin qu’ils baptisent Lou Ferri du nom provençal de l’outil de travail du gardian. Le siège social est au local Gavanon, actuellement Café de l’univers. Les membres, ils sont trente huit en 1921, se réunissent tous les mois et payent leur cotisation d’un franc par mois. Le premier président est Paul Gantier entouré de Jean et Louis Grimaud, Edmond Gal, Gaston Guérin et Antonin Canclaud. Les statuts prévoient « le maintien, la défense et la rénovation des courses provençales, dites courses libres, et des courses espagnoles ».

La course provençale consiste à organiser une course de vaches le mardi et une course de taureaux le jeudi. La grande course de la fête est organisée le jeudi jusqu’en 1970 où la date est fixée au mercredi pour éviter la concurrence du concours de manades de Marsillargues, entièrement gratuit à cette époque. Les courses ont lieu dans un plan de charrettes installé chemin de Sommières sur une aire appartenant à la famille Montel au niveau du numéro 300 de l’actuel chemin des Cigales. La partie course espagnole consiste à acheter des places de corrida aux arènes de Nîmes, Arles et Béziers et qui sont tirées au sort entre les sociétaires. Cette tradition durera jusqu’en 1954.

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